Faillite: Le coût de vie est-il plus élevé qu’avant ?

Les consommateurs que nous sommes se plaignent souvent d’une augmentation sans cesse des prix. Est-ce vraiment dû à une inflation des prix ou à notre mode de consommation qui fait qu’on achète beaucoup plus de produits de nos jours ?

Nos envies ont un coût

À une époque, précisément dans les années 70, les tablettes de chocolat coûtaient 25 ¢ mais aujourd’hui, ces mêmes tablettes coûtent 1,50 $. Cette augmentation de 500% montre à quel point le coût de la vie est devenu élevé. Mais est-ce une raison suffisante pour dire que vous arrivez à joindre difficilement les deux bouts ? Il ne faut pas oublier que dans les années 70, 10 000 $ était le revenu moyen et 12% d’intérêts sur emprunt était nécessaire pour acheter une maison.

Des besoins de plus en plus nombreux

Le mode de consommation d’aujourd’hui est tel que les besoins ont explosé. Il faut posséder les nouveaux appareils pour la communication, une nouvelle voiture bien équipée pour le transport, devenir propriétaire d’un logement confortable… Cette augmentation entraîne aussi une augmentation des dettes contractées par les ménages.

Si l’on classe les dépenses, on remarque que le logement, le transport, la protection sociale (notamment l’assurance vie et la cotisation de retraite) viennent largement en tête, par rapport à l’alimentation. Même le budget moyen pour les besoins d’habillement n’est pas très élevé comparé aux années 70.

Mais l’analyse montre que la situation économique dans laquelle nous sommes est plus avantageuse qu’il y a quelques années. Qu’est-ce qui prend une partie de notre budget sans que nous nous en rendions compte ? Ce sont des biens de consommation, parfois futiles, mais qu’on juge nécessaires. Selon certains analystes, les besoins que nous avons augmentent plus vite que nos ressources financières.

Prioriser certains besoins et en éliminer d’autres

L’un des moyens de réguler notre train de vie est de réaliser une liste de nos besoins afin d’identifier ceux qui nous sont vraiment utiles et ceux dont nous n’avons pas besoin. Une insatisfaction permanente nous mettra toujours dans le besoin et nous fera sentir moins riches que d’autres, même si ce n’est pas le cas. On peut vivre confortablement tout en dépensant de manière modeste.

En résumé, force est de constater que le coût des biens de consommation n’a pas augmenté en tant que tel. Ce sont plutôt nos habitudes de consommation qui ont changé et qui nous font croire que le coût de la vie est devenu nettement plus cher.

Quels biens puis-je conserver lors d’une faillite ?

57614758_660x300Si vous avez tout essayé pour résoudre vos problèmes de dettes, alors la faillite personnelle est votre dernière option. Même s’il vous reste encore un peu de temps, n’hésitez pas à consulter un syndic de faillite. Cela vous permettra de garder tous vos biens de nécessité vitale et ceux qui vous servent à travailler. Attention depuis 2009, la loi fédérale a changé et est depuis plus contraignante, ce qui rend vos dettes encore plus difficiles à se débarrasser.

Déclarer faillite grâce à un syndic de faillite

Un syndic de faillite est un organisme régulé par l’État qui a pour mission d’aider les personnes en surendettement. Il a ainsi le droit de saisir une partie de vos biens et de ponctionner une partie de votre salaire.

Vous risquez donc de perdre tous vos objets de valeur qui ne vous sont pas indispensables : instruments de musique, matériel électronique ou consoles de jeux vidéo, appareils de sport et de musculation… Mais votre maison et votre moyen de transport ne pourront pas être saisis. Même si vous n’avez pas terminé de les payer, vous pourrez continuer le paiement des crédits leur correspondant.

Vous serez libre de garder tout ce qui vous est nécessaire pour vivre correctement : meubles, vaisselle, vêtements…, ainsi qu’un véhicule et des outils nécessaires à votre profession.

Un paiement mensuel sera déterminé par le syndic de faillite selon votre situation. Le Bureau du surintendant des faillites du Canada a déterminé un montent de base dont un ménage a besoin pour vivre dignement. Vous devrez au syndic de faillite la moitié de la différence entre vos revenus et cette base déterminée par l’État pendant 21 mois. Si votre revenu n’excède pas cette base, vous paierez pendant 9 mois au syndic de faillite un montant négociable chaque mois.

Comment cela se passe ?

Dès que votre situation financière s’aggrave et que vous vous êtes rendu compte que vous ne pourrez pas vous en sortir, faites appel à un syndic de faillite, le premier rendez-vous sera gratuit.

Le syndic étudiera alors votre dossier, vos dettes, vos dépenses et vos revenus, afin de calculer votre capacité à rembourser ou vous proposer une alternative si elle existe.

Si la faillite est la seule solution, le syndic vous donnera votre plan de paiement et saisira vos biens.
Attention, la faillite entraîne la création d’une note dans votre dossier de crédit qui y restera pendant sept années. Vous risquez de perdre votre véhicule et votre maison, ainsi que de vous rendre vulnérable à un stress dû à ces procédures.

Syndic de faillite et intermédiaires

bankruptcy_lawyersCertains consommateurs étouffés par des dettes refusent de consulter un syndic de faillite. Pourtant, ils seront les plus à même de proposer une solution efficace à un problème d’argent. Au lieu de faire confiance aux vrais professionnels de l’insolvabilité régis par un code d’éthique, bon nombre de consommateurs surendettés préfèrent suivre un intermédiaire qui leur fera payer beaucoup plus que nécessaire.

Les syndics, pour se sortir du surendettement

Les syndics de faillite viennent en aide aux consommateurs étouffés par leurs dettes en proposant diverses solutions afin de les aider à reprendre pied.

Le syndic de faillite est le seul organisme capable de guider une personne endettée vers une faillite ou une proposition de consommateur. Aucun autre organisme n’a le droit d’effectuer ce genre de procédure, et ils sont les seuls à être encadrés par la Loi sur la faillite et l’insolvabilité.

Mais en vous rapprochant du syndic avant qu’il ne soit trop tard, d’autres solutions s’ouvriront à vous. Accompagné par un professionnel du syndic, vous pourrez préparer un nouveau budget, retravailler vos dettes ou refinancer votre hypothèque.

Les honoraires et les tarifs des syndics de faillite sont encadrés par la loi, un montant maximal est donné, et jamais un syndic ne vous demandera plus que celui-ci.
Une faillite sommaire, le cas le plus répandu de faillite, verra la première tranche de 975$ versée au syndic, qui recevra ensuite 35% de l’argent récupéré jusqu’à la somme de 2000$. Enfin, passé ce montant, le syndic recevra la moitié de l’excédent. Si la personne demandant la faillite ne peut payer les créanciers pour le premier versement, un Programme d’accès à la faillite permet de les aider dans cette démarche.

Dans le cas des propositions de consommateurs, là aussi, les tarifs sont régulés et sont les mêmes partout.

Des intermédiaires à la démarche douteuse

Certaines personnes, trop fières, feront appel à des intermédiaires pour réduire leurs dettes tout en ne faisant pas de taches à leur « honneur ». Mais ces organismes feront de toute façon appel à un syndic de faillite, car ils sont les seuls à avoir le droit de faire une proposition de consommateur, faits que ces intermédiaires minimisent ou tout simplement cachent à leurs clients en parlant d’un « organisme d’État ».

Enfin, la personne endettée finira par payer le syndic ayant effectué la proposition et les frais des intermédiaires qui peuvent atteindre des sommets, alors que les syndics de faillite sont obligés de fournir tous les services que proposent ces intermédiaires.

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