Articles avec le tag ‘dettes’

Faillite : Les 45 ans et plus, plus endettés que jamais

« De quatre choses, nous avons plus que nous croyons : des péchés, des dettes, des ennemis et des années. » – proverbe persan

Quelles sont les classes les plus endettées à votre avis ? À cette question, on est quasiment tenté de répondre : les plus jeunes bien sûr ! Tout semble soutenir cette vision. Lorsqu’on est jeune, on construit encore son avenir et on n’hésite pas de ce fait à prendre un peu d’argent par ci et là pour que la tâche ne soit pas si pénible. Il paraît presque logique qu’à partir de la trentaine, on commence petit à petit à se débarrasser de ce joug pour entrer dans la quarantaine l’esprit léger et joyeux. En théorie, c’est évidemment comme cela que ça devrait se passer, mais hélas, seulement en théorie. La réalité offre un tableau des plus sombres.

Il y a de cela une décennie à peine, la tranche de 45 ans et plus, était la moins endettée du Québec. Les étudiants et jeunes se trouvaient largement en tête. Cependant, depuis bientôt deux à trois ans, la tendance tend à changer. Les plus jeunes sont de moins en moins endettés, tandis que les plus vieux le sont davantage. En 2007, 36 % seulement de cette tranche d’âge était profondément endettés. En 2012, le pourcentage s’élevait déjà à 44%, et la propension s’aggrave. Les mauvaises nouvelles ne s’arrêtent hélas pas que là. Le taux d’endettement de cette tranche d’âge a aussi considérablement progressé. On est ainsi passé de 130 %, en 2007, à 151%, en 2012, et comme dans le cas précédent, on n’observe absolument aucune régression de la situation.

On peut être tenté de se dire : « Oui, rien de bien grave, l’endettement est un fléau qui touche absolument tout le Québec ». C’est juste, mais le problème qui se pose est que cette classe précisément est censée se trouver dans une période de leur existence où ils ont la possibilité d’épargner un maximum d’argent. Si au lieu de le faire, ils se trouvent dans la fosse de l’endettement, cela ne peut qu’avoir des retombées, on ne peut plus dire, néfastes sur l’économie toute entière. Ces préjudices peuvent s’avérer encore plus graves en cas d’augmentation des taux d’intérêt.

Faillite: Les faillites en hausse au Québec

Les Québécois ont de plus en plus de mal à payer leurs dettes

Durant la crise de 2008, on a observé une augmentation du taux de chômage et bien entendu, une augmentation des faillites. Rien de bien surprenant vu le climat économique. On a ensuite assisté à une reprise économique évidente accompagnée d’un redressement de l’emploi qui a duré de 2010 à 2012. La courbe de l’endettement avait alors baissé, et on aurait pu penser que le problème était enfin résolu ou tout au moins en cours de résolution. Ce n’est pas le cas. Depuis l’an dernier, force est de constater que les Québécois ont de plus en plus de problèmes à rembourser leurs dettes.

D’où viennent ces difficultés financières ?

Cela est certainement dû à une mauvaise estimation au départ. Force est en effet de constater que les populations s’endettent de plus en plus et épargnent de moins en moins. Le phénomène n’a absolument rien de nouveau vu qu’il dure déjà depuis plusieurs années. Par ailleurs, si les années 2010, 2011 et 2012 furent celles de la croissance économique – avec pour conséquence directe une augmentation du nombre d’emplois – 2013 n’aura malheureusement pas apporté la même joie. La courbe de l’emploi a évolué en dents de scie tout au long de l’année et aggrave autant que possible une tendance déjà peu radieuse.

Quelles sont les dettes que les Québécois ont le plus de mal à rembourser ?

Aussi surprenant que cela puisse être, les dettes hypothécaires ne constituent pas le grand fardeau que l’on aurait pu attendre. En tout, elles ne le constituent pas à elles toutes seules. Le grand problème des Québécois est de faire face à la multitude de dettes de cartes de crédit et consommation qu’ils prennent en plus des dettes hypothécaires. S’agit-il d’une mauvaise gestion ? Probablement ! Mais il faut comprendre qu’on ne réalise pas vite qu’un ensemble de petites dettes apparemment très faciles à rembourser peuvent s’accumuler et constituer une colline que l’on n’aura que très peu de chance de pouvoir liquider ensuite.

Voilà pourquoi on déplore non seulement une augmentation des faillites – 3,4 % en 2013 – mais aussi une augmentation des redressements auprès des organismes de crédit. Le pourcentage de ces derniers a particulièrement pris de l’envol. On estime à 25 % l’augmentation des demandes de redressement rien qu’en 2013, et aussi triste que cela puisse être, cette courbe n’a que peu de chance de chuter dans un avenir proche.

Faites une demande!